Dans le respect de ses valeurs, l’Institut Français pour la Justice Restaurative (IFJR) conduit son action sur la base des principes directeurs suivants tels que définis dans le Code de déontologie pour la mise en oeuvre de mesures de Justice restaurative en matière pénale et sa Politique de protection des personnes en situation de vulnérabilité qui y est annexé, ainsi que dans les « Principes de base concernant le recours à des programmes de justice réparatrice en matière pénale » définis par la Résolution 2002/12 du Conseil économique et social des Nations Unies.

L’IFJR rappelle d’abord que la mise en oeuvre de mesures de justice restaurative, en matière pénale, mais aussi hors du champ pénal, n’est possible que si les principes fondamentaux des droits humains sont respectés.
Plus particulièrement, l’IFJR et ses membres et partenaires s’engagent à agir conformément aux principes d’action suivants, avec une attention spécifique pour les personnes en situation de vulnérabilité :

» le principe de bientraitance : le bénéficiaire d’une mesure de justice restaurative est au centre des démarches, dans le respect de son libre choix et de sa liberté, de sa dignité de sa sécurité, de son hitoire et de son identité.

» le principe de ne pas nuire : garantir la sécurité physique et psychologique de tous les acteurs et participants à une mesure de justice restaurative est une priorité;
» le principe de précaution : les risques potentiels d’atteinte à la sécurité des personnes sont identifiés et prévenus ;

» le principe d’intervention et de protection: les acteurs d’une mesure de JR interviennent sans délai au cas où les mesures de prévention se sont avérées inefficientes ;

» le principe de non discrimination, notamment entre les membres de l’IFJR, les acteurs et participants aux mesures de justice restaurative ;

» le principe de neutralité : les membres de l’IFJR et ses partenaires s’interdisent toute action idéologique ou confessionnelle dans le cadre des missions de justice restaurative ;

» le principe d’impartialité et d’indépendance ;

» le principe de confidentialité, notamment quant aux informations à caractère personnel dont la divulgation ne peut être faite qu’avec le consentement express des personnes concernées.