Depuis plus de cinq ans la justice restaurative « à la française » s’inscrit dans un cadre normatif constitué par la loi du 15 août 2014 et la circulaire du 15 mars 2017. Ces deux textes prévoient pour toute personne auteure ou victime la possibilité de se voir proposer une mesure de justice restaurative.

Dans ce contexte d’émergence puis de développement de la justice restaurative depuis 2017, l’IFJR a souhaité tout d’abord comprendre sa morphologie à travers un état des lieux réalisé en 2018, puis ses apports et effets sur les participants aux mesures en 2019, objet de la présente enquête.

En effet après avoir évalué en 2018 que le nombre de mesures de justice restaurative dépassait la centaine, la question des résultats de telles actions auprès des participants s’est posée avec acuité : Quels sont, selon les participants, victimes et auteurs, les apports et effets de la justice restaurative ?

Les réponses à cette interrogation ont pour objectif de vérifier si les résultats ainsi recueillis correspondent à ceux évalués au niveau international en termes de satisfaction des personnes, de contribution aux processus de désistance et de réparation.